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- actualité de 31.10.2016 -

N’ayons plus peur des frelons !


Responsable Éditeur
Dieter Kosmeier
Photos et Videos

Dr. Elmar Billig
Pour consultation scientifique
Thomas Rickinger
Traduction en Francais
Christiane Reckfort et corrigé par Antoine Karp & Luc Morel


Deuxieme partie : Cycle de vie d’une colonie de frelons.

1. Construction du nid par la reine.

Début avril, quand les températures sont assez élevées, la reine se réveille et termine son hibernation. Elle avait été fécondée l’automne précédent ! (Taille: environ 35 mm). Les gelées de l’hiver ne l’on pas dérangée car elle a hiberné cachée dans une anfractuosité d’arbre ou sous terre. Pendant ce temps ses organes travaillaient au ralenti car son corps a produit du glycérol (protection contre le gel).

Premièrement elle part à la recherche d’un site propice pour bâtir son nid et se nourrit de sève d’arbres et d’insectes qu’elle chasse.

Agrandir les photos avec un clic ! 

Tanière naturelle
Tanière naturelle ; Photo: Kai-Uwe Blumenthal

Les tanières naturelles comme les fûts d’arbres étant de plus en plus rares, elle recherche souvent une compensation dans l’environnement des humains. Des vieilles granges, des toits de terrasses et des balcons recouverts de bois lui conviennent bien, tout comme des niches dans les greniers et des coffres de volets roulants.

Nid de frelon dans un caisson de volet roulant
Nid de frelon dans un caisson de volet roulant

Dès qu’elle a choisi un emplacement qui lui convient pour la fondation d’une colonie elle construit d’abord la base du nid. C’est un pédoncule qu’elle attache fortement à un support construit avec du matériel qu’elle a recueilli elle-même. A ce pédoncule elle accroche un rayon d’alvéoles hexagonales, quelques unes au bas du pédoncule et en construit alors plusieurs autres à la suite (40 à 50 maximum) qui seront bientôt toutes occupées par un oeuf.


5 à 8 jours plus tard ce petit oeuf blanc donne naissance à une petite larve (1-2 mm) qui passera durant les 12 à 14 jours suivants par les cinq stades larvaires.

Tête d’une larve de frelon
Tête d'une larve de frelon ; Photo : Dr. Elmar Billig

Grâce à une substance secrétée l’oeuf est maintenu dans l’alvéole. La larve boudinée ne peut tomber à cause de sa grosseur tant qu'elle est correctement nourrie. A l’aide d’une glande spéciale elle produit un fil de soie pour tisser un opercule qui l’enfermera dans l’alvéole. Ainsi protégée, la larve évolue pendant les 13 à 15 jours suivants et se transforme en imago, c'est-à-dire en adulte. La transformation du cocon en insecte parfait s’appelle la „Métamorphose“.


L’insecte métamorphosé sort sans aucune aide de son alvéole en découpant son couvercle à l'aide de ses mandibules.

Deux frelons qui viennent de naître
(au milieu de la photo)

A leur dernier stade, les larves seront réchauffées par les ouvrières ; Photo : Konrad Schmidt

L’ouvrière frelon qui vient de naître passe ses premiers instants comme paralysée, la tête enfoncée dans une alvéole vide. En fait elle accomplit déjà un travail important, à savoir chauffer les cocons voisins sensibles au froid.

Une ouvrière de l’espèse VESPA VEXATOR est capable de cette facon de faire passer la température des alvéoles voisines de 21°C à 31°C en 6 minutes.


Contrairement aux autres matériaux récoltés tels que l'eau, les jus des fruits et les protéine sous forme d’insectes, les matériaux de construction ne sont pas de suite donnés aux autres ouvrières mais transformés par la récoltante. Une ouvrière nouveau-née ne vole pas encore et ne sait pas oeuvrer aux travaux du nid. Cela sera seulement possible quelques jours plus tard. Le jeune animal ne s’envole qu’après 2 ou 3 jours. C’est alors que les ouvrières commencent à construire une enveloppe de protection autour du premier plateau d’alvéoles. Chaque petite cellule (alvéole pour ouvrière) peut être occupée jusqu’à quatre fois, par contre les grandes cellules (pour insectes sexués, reines et jeunes mâles) ne sont occupées que 0,7 fois en moyenne.

Dès que les 5 ou 10 premières ouvrières sont écloses (vers le début de juillet) la reine reste de plus en plus au guêpier car les travaux sont à présent accomplis par les ouvrières. Celles-ci (18 à 25 mm) sont plus petites que la reine (35 mm) et leur durée de vie n’est que de 3 à 4 semaines. Quand plusieurs ouvrières sont nées, la reine ne quitte plus du tout son nid. A ce moment la période la plus dangereuse pour la population de frelons est terminée car dans son guêpier, la reine ne court plus de danger ; elle va désormais se consacrer uniquement à la ponte jusqu’à la fin de ses jours et ses filles vont assumer toutes les autres tâches.

Frelons construisant les premières cellules

Reine et ouvrières en train de construire les cellules initiales (la grosse reine se trouve au milieu)

Ces insectes vous paraîssent sans doute grands mais sachez que dans ceraines régions d’Asie comme au Japon existe VESPA MANDERINIA, une parente de nos frelons, qui est deux fois plus grande.

Pour que la population se développe, beaucoup d’ouvrières doivent encore naître. Elles sont actives constamment et apportent sans arrêt matériaux de construction et eau.

Le travail se poursuit même la nuit.

Il est possible que les frelons soient attirés, dans l’obscurité, par des sources de lumières. Celles-ci les fascinent tellement qu’ils ne savent plus s’en détourner et perdent leur orientation. Mais dès que la lumière s’éteint, ils retrouvent immédiatement toutes leurs facultés. Si un frelon rentre dans une habitation (attiré par la lumière) et n’en sort pas alors que la lumière est éteinte il faut le remettre dehors. Pour ce faire, retourner un verre sur l’insecte, glisser un papier dur en-dessous et porter le tout dehors, retirer le papier, l’insecte s’envolera. Si ces incursions sont régulières on peut installer des voiles anti-insectes aux fenêtres. Notez que les frelons volent encore à une intensité lumineuse de 0,01 Lux ce qui, pour l’oeil humain, représente l’obscurité totale !

Image d'un nid de frelons

Lors des périodes de fortes chaleurs, les ouvrières humectent le dessus des alvéoles avec de l’eau qui refroidira le guêpier en s’évaporant.

Après avoir terminé le premier étage d’alvéoles, elles construisent le second à l’aide d’un ou plusieurs pédoncules. Le nid s’agrandit toujours vers le bas et chaque nouvel étage est accroché au précédent. En même temps, elles continuent de bâtir l’enveloppe de protection.


Du bois mort sert de matériel de construction.

Avec les mandibules (pinces de la mâchoire) elles arrachent des petits morceaux de bois partout où elles en trouvent, c’est à dire vieux arbres, vieilles constructions en bois, bois d’un vieux banc pourri, etc. Le bois est mâché, imprégné de salive et devient alors une pâte malléable. A l’aide de leurs pattes de devant elles en forment une petite boule.

L’endroit où les frelons ont grignoté du bois est très facile à reconnaître.

Couvain de frelons

Le couvain des frelons.

Il est très facile de reconnaître les larves et les alvéoles coconisées.


Après avoir rassemblé assez de matériaux, elles rejoignent le nid et travaillent aussitôt, soit aux alvéoles, soit à l’enveloppe de protection. Leur salive sert de colle.

Construction du nid ; Photo : Dr. Elmar Billig

Cette pâte gluante sèche très vite et devient une couche de carton. La structure de l’enveloppe de protection, avec ses fines nervures et ses poches d’aération, montre les différentes teintes des bois qu’elles ont utilisés. Chaque ligne montre l’importance du travail accompli et la quantité énorme de bois qu’elles ont transporté jusqu’au nid.


Les étages d’alvéoles du guêpier sont un véritable miracle de la nature. Depuis des millènaires se transmet génétiquement, de génération en génération, leur art de construire.


2. Ravitaillement du couvain et développement final du nid.

Frelon découpant une abeille sauvage ; Photo : Frank Hornig

Des milliers de proies sont capturées chaque jour ! A l’aide des mandibules, les insectes capturés sont découpés : tête, pattes avant, ailes et pattes arrières. Seul le thorax (moteur du vol) qui est riche en protéine est transformé en boulettes de viande qui sont ramenées au nid.

Cette nourriture est morcelée avant d’être distribuée aux larves.

Au moyen de leurs mandibules, les larves grattent les parois de leur alvéole occasionnant de la sorte un bruit rythmé appelé „Le grattage de la faim". Les ouvrières sont stimulées par ce bruit et se mettent à les nourrir.

Distribution de nourriture par une ouvrière ; Photo : Dr. Elmar Billig En période de mauvais temps les ouvrières ne peuvent pas partir chasser et sont nourries au moyen de gouttes secrétées par les larves. Celles-ci sont de véritables réserves de nourriture, ce qui aide toute la colonie à survivre en temps de vaches maigres.

Les scientifiques appellent ce procédé: „TROPHALLAXIE“. Il faut savoir que les frelons n’ont pas de réservoir de nourriture comme les abeilles ou les bourdons.

La reine a également un grand besoin d’aliments riches en protéines pour le bon développement de ses ovaires et l’énorme production d’oeufs qui lui coûte beaucoup d’énergie. Les ouvrières, par contre, ne se nourrissent que de liquides sucrés et pour garantir le bon fonctionnement de leur système de vol, elles lèchent la résine des arbres blessés à l’aide d’une sorte de langue appelée „GLOSSA“. Elles préférent la sève du frêne, mais aussi du chêne, du bouleau, des arbres fruitiers et des branches de lilas. Grâce à leurs mandibules elles peuvent provoquer des petites saignées sur les jeunes branches.

Epluchage par un frelon, récolte de la sève ; Photo : Dr. Elmar Billig

„Epluchage“ par un frelon.

Dans d’anciens ouvrages sur la forêt, les frelons sont catalogués comme animal nuisible et devant donc être exterminé. En effet, l’épluchage des branches fines causait quelquefois leur mort.

Par comparaison avec les dégâts causés par le gibier, cela ne vaut pas la peine d’en parler.


Autres sources de nourriture:

  • Jus des fruits très mûrs (fruits tombés)

  • Nectar de fleurs telles que berberis, cotonéaster, bourdaine et lierre.

Frelon sur un fruit tombé

Frelon suçant le jus d'un fruit tombé.

Il existe en Allemagne deux formes de couleurs : une à l’ouest et au Sud dénommée „VESPA CRABRO GERMANA“, que l’on peut voir sur cette photo et portant un V rouge sur le thorax...

Vespa crabro crabro, Photo : Dr. Elar Billig

... et une au Nord et à l’Est dénommée „VESPA CRABRO CRABRO“.

Il existe des croisements entre ces deux groupes le long de la ligne géographique les séparant.


Le frelon n’est jamais gênant en plein été, à la différence de certaines guêpes qui viennent chercher des sucreries sur les tables des humains. Il ne s'intéresse ni à la glace d'un enfant, ni aux sucreries. Ainsi, il est improbable d'être piqué par un frelon dans la bouche où la gorge.

A défaut de trouver des places naturelles pour leur nid au printemps, les reines s’établissent quelquefois dans des nichoirs d’oiseaux mais cela ne convient pas vraiment faute de place pour le développement complet du nid. Déjà au début de l’été quand la population compte 25 à 30 individus et que le nid comprend 3 à 4 étages d’alvéoles, le développement du nid a atteint ses limites et dès lors il ne reste aux frelons que deux solutions : soit continuer la construction hors du nichoir (ce qui occasionne de gros problèmes avec les intempéries) soit envoyer des „ouvrières chercheuses“ en mission d’exploration dans les environs (même technique que les abeilles éclaireuses). Si la mission est couronnée de succès, elles escortent alors d’autres ouvrières et commencent un nouveau nid à l’endroit choisi. Par la suite, la reine est également escortée par plusieurs ouvrières au nouvel habitat. Si cela se passe au tout début du cycle, la reine arrive déjà avec les premières ouvrières.

Cette manière de procéder s'appelle : „formation d’une filiale“ et entre les deux nids commence alors un vol pendulaire.

Dès leur naissance, les ouvrières du nid d’origine sont escortées vers le nouveau nid. Peu à peu le nid d’origine tombe en désuétude et après environs quatre semaines, le déménagement complet est terminé.

Frelons dans un nichoir à oiseaux ; Photo : Dieter Kosmeier Frelons dans un nichoir à oiseaux ; Photo : Dieter Kosmeier Filiale dans un nichoir à oiseaux ; Photo : Dieter Kosmeier Filiale dans un nichoir à oiseaux ; Photo : Dieter Kosmeier

Entre la mi-août et la mi-septembre, la population atteint son zénith. Elle peut comprendre de 400 à 700 individus et le nid atteint pratiquement une hauteur de 60 cm.

Frelon mâle ; Photo : Dr. Elmar Billig

La reine est capable de choisir le sexe de chacun des oeufs qu'elle pond et qui donneront soit des mâles soit des jeunes reines.

Les mâles sont facilement identifiables : ils mesurent de 21 à 28 mm, ont une tête longue et mince ainsi que de très grandes antennes courbées.


Cas particulier „La perte de la reine“
Toute les ouvrières d’une population sont en principe filles de la reine. La reine sécrète une hormone (phéromone) avec laquelle elle empêche les ouvrières d’être fertiles. En effet, le dégagement continu de cette hormone inhibe le développement de leur appareil génital. Si la reine vient à mourir, se forme alors un nid „orphelin“ (également appelé colonie sans reine ou couvain de mâles). En l’absence de la reine, les ovaires de quelques ouvrières sont alors réactivés (carence de l’hormone précitée). Ces insectes pondent mais les oeufs sont non fécondés et dès lors ne vont éclore que des frelons mâles. Vu le manque de nouvelles ouvrières le nid est voué à l’extinction dans les 4 à 6 semaines qui suivent.


3. Fécondation des jeunes reines et hibernation.

L’apparition des adultes sexués annonce la décadence du nid. Les ouvrières négligent de plus en plus la reine mère qui n’est plus approvisionnée convenablement.

Vieille reine ; Photo : Robert Ripberger

C’est ainsi qu'elle quitte finalement le guêpier et, épuisée par les fatigues de la ponte, elle meurt après avoir vécu environ un an.

Sur cette photo on distingue bien les caractéristiques d’une vieille reine (le manque complet de duvet sur le thorax et le délabrement des ailes)


Les ouvrières ne s’occupent plus que du ravitaillement des insectes sexués. Grâce à l’assimilation abondante de matières riches en protéines et sucrées les jeunes reines s’assurent une réserve pour la grande pause hivernale. Les adultes sexués ne participent à aucun des travaux du nid. Ils se conduisent d’une manière totalement passive. C’est pourquoi les larves qui ne sont pas encore coconisées n’ont aucune chance de survie. Elles maigrissent et tombent donc de leur alvéole.

Les larves dont les ouvrières connaissent le peu de chance de survie sont même enlevées des alvéoles, sorties du nid et ensuite larguées en plein vol.

Lors des belles journées d’automne, de nombreux individus sexués essaiment et se rassemblent près des arbres hauts, aux environs de leur nid, pour s’accoupler. Les jeunes reines peuvent s’accoupler plusieurs fois (POLYANDRIE). Les jeunes mâles éphémères meurent alors après quelques semaines.

Les reines fécondées se mettent à la recherche d’un refuge où il y a peu de variations de climat pour hiverner et ce, dans une position typique. Cette période s’appelle la „DIAPAUSE“.


Les ouvrières, ayant une durée de vie limitée à 3 où 4 semaines, meurent au début ou à la mi-novembre. Ainsi s’arrête alors la vie du guêpier, et l’année suivante, le nid ne sera pas réoccupé. Beaucoup de jeunes reines ne survivront pas à l’hiver. Elles sont souvent victimes de maladies ou de mycoses et de plus, vu leur posture immobile, elles sont aussi décimées par les insectivores.

 


>>> Ici on va à la troisième partie <<<


 

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